Royauté romaine753 – 509 av. Cela inclut le droit de déclarer une guerre, de ratifier des traités et de négocier avec les nations étrangères[37]. Il est accompagné par six licteurs. Pendant son mandat, ses pouvoirs sur le gouvernement romain sont absolus. Si un magistrat, le Sénat ou une assemblée refusent de respecter le veto d’un tribun, ce dernier peut user de la sacrosainteté comme protection et les forcer physiquement à s’y conformer. Par exemple, le dictateur est nommé par les consuls avec l’aval du Sénat. Il a le pouvoir de publier des edicta (« édits »), des decreta (« décrets »), et des rescripta (« rescrits »)[41]. Ils gardent aussi les dossiers plébéiens et publient des édits[36]. Parfois, le roi accepte des restrictions de son pouvoir. Si un individu a le soutien de l'armée, le Sénat acquiesce sous l'apparence d'une élection indépendante. Le dictateur prend le pouvoir immédiatement et nomme un maître de cavalerie (magister equitum) agissant comme son principal lieutenant. Seul un magistrat cum imperio peut porter une toge particulière ou encore se voir accorder un triomphe[7]. Chacune de ces trois classes a des possibilités de carrières séparées (connues sous le nom de cursus honorum)[44]. Le vigintisexvirat se compose de vingt-six magistrats répartis en six sous-collèges dont quatre font partie du vigintivirat. Ils s’occupent également de la conservation des bâtiments tels que les temples, les aqueducs et les égouts. Par exemple, il n'est pas requis d'observer la collégialité (il n'a ainsi pas de collègue) et ces actes ne peuvent être bloqués par un veto. Comme les tribuns de la plèbe et les édiles plébéiens ne sont pas à proprement parler des magistrats[8], ils ne sont pas concernés par la répartition des « pouvoirs majeurs ». Les tribuns ont l'autorité pour faire respecter le droit de provocatio. Les magistrats ont à la fois le pouvoir et le devoir de prendre les auspices (auspicia), c'est-à-dire de consulter la volonté des dieux par le biais de présages[8], un évènement compris comme un signe divin. Ils conduisent la guerre, nomment les officiers et imposent les contributions aux peuples vaincus. J.-C. pour un mandat d'une année[50] Ils prennent le commandement d'une des six cohortes de légionnaires et disposent d'une certaine juridiction disciplinaire et pénale sur les soldats[51]. Leurs nombres ne cessent d'augmenter au cours de la République. La capacité de bloquer les actions des autres magistrats qu'elle confère leur donne une influence considérable sur la politique romaine[6]. Ils doivent mettre à jour la liste des citoyens et de leurs biens dans la ville, ce qui les pousse à connaître certains détails de leurs vies. Le mandat consulaire dure un an[12],[14], et chaque consul a toujours un autre consul comme collègue. C'est la raison pour laquelle, par exemple, chaque consul tient les fasces pour un mois, puis les rend à son collègue le mois suivant, et ainsi de suite[a 1]. Celui-ci nomme alors un prétendant au trône, ce choix étant soumis au vote du Sénat. J.-C. Néanmoins, au fil des ans, la distinction entre édiles plébéien et curule a disparu. Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. En général, l'autorité consulaire ne s'étend pas au-delà de l'administration civile de l'Italie ou des provinces sénatoriales[45]. Le plus important des pouvoirs constitutionnels est l’imperium. La magistrature de la questure existe peut-être dès l'époque royale mais le terme paraît devenir officiel à partir de 446 av. Deux censeurs sont élus tous les cinq ans, ce qui correspond à un lustrum, pour un mandat de dix-huit mois seulement. La maior potestas du consul est illustrée par douze licteurs qui accompagnent chaque consul. Quand le roi (du latin rex) meurt, ses pouvoirs sont transférés au Sénat[3]. Souvent, le dictateur se retire dès que le problème justifiant sa nomination est résolu[34], restaurant par la même le gouvernement tel qu’il était avant son arrivée. Le maître de cavalerie a l'autorité équivalente à un préteur, et par conséquent détient l’imperium prétorien. Le début de la République romaine est entre autres marqué par le fait que 2 consuls furent installés à la place du roi. En effet, cela investit les consuls des pouvoirs dictatoriaux. Le droit de coercitio complète la potestas des magistrats puisqu'il leur permet de faire respecter les décisions qu'ils ont prises[8]. Chaque dictateur nomme un magister equitum, ou « maître de cavalerie », pour servir comme son plus haut lieutenant. Pour éviter les blocages, les magistrats utilisent le principe de l'alternance, répartissant les responsabilités par tirage au sort, par l'ancienneté, ou donnant à certains magistrats le contrôle (provinciae) sur certaines fonctions. J.-C. – 476. Si celui-ci quitte Rome, les plébéiens ne peuvent plus appliquer leur serment. Tout d'abord celui des citoyens. Il est également le seul commandant en chef[1] des armées[2]. Empire romain27 av. Devise de la république romaine. Légalement, le dictateur est considéré comme le « maître de l'infanterie » (et donc des légions), alors que le maître de cavalerie (comme son nom l'implique) est considéré comme le « maître de la cavalerie ». À ce titre, ils sont considérés comme étant des représentants de tout le peuple de Rome. Le peuple : Il n’ y jamais eu de constitution écrite de Rome, mais un ensemble de règles et un principe : la souveraineté du POPULUS (citoyens). Dans ce cas, le magistrat oppose son pouvoir supérieur (maior potestas) pour annuler les actes d'un magistrat inférieur. De plus, sous l'Empire, les consuls démissionnent souvent avant le terme de leur mandat, ce qui affaiblit d'autant plus le consulat. Quand un empereur est investi des pouvoirs tribunitiens, sa magistrature et sa personne deviennent sacrosaintes[38]. C'est une garantie théorique de la sécurité juridique et est un précurseur de notre propre habeas corpus. J.-C., la plupart des censeurs sont patriciens. Typiquement, le roi voudra qu’une déclaration de guerre soit ratifiée par les comices curiates avant de s’engager. En théorie, ils gardent le pouvoir de convoquer (ou d'exercer leurs droits de veto sur) le Sénat et les assemblées[47]. Le simple fait de déclarer avoir vu un présage (auspicia oblativa) n'est généralement pas suffisant[13]. À partir du moment où le consul a quitté Rome à la tête de son armée, son autorité est quasi absolue[a 3] : il a un pouvoir total sur ses soldats, ainsi que sur l'administration civile et militaire de la province où il se trouve. La provincia représente l'ensemble des charges attribuées à un des membres d'un collège. Les pouvoirs des tribuns sont définis par deux termes : l'auxilium, droit de porter secours à tout citoyen, et la prohibitio, droit d'empêcher l'action d'autres magistrats[46]. Toutes les magistratures romaines ne sont pas créées en même temps, certaines n'ont quasiment pas, voire jamais, coexisté. Ces pouvoirs sont équilibrés par plusieurs contraintes constitutionnelles, incluant la collégialité (collega), le droit des citoyens d’en appeler au peuple (provocatio) et une division constitutionnelle des pouvoirs (provincia). Cela signifie probablement que la seule limite imposée au roi est qu’il respecte le mos maiorum[2]. Les auspices peuvent être utilisées pour faire obstruction aux ennemis politiques. Améliorez la pertinence et la neutralité de l’article à l'aide de sources plus récentes. E.S.Gruen, La dernière génération de la République romaine… Néanmoins, tout acte qui aboutit à une dépense de l'argent public exige l'approbation du Sénat avant que la transaction puisse être effectuée par les censeurs. Un questeur est assigné à chaque province sénatoriale, hormis la Sicile qui en a deux, pour un total de douze questeurs. Si un magistrat menace de prendre des mesures contre un citoyen, ce citoyen peut crier provoco ad populum. Si les consuls commandent les armées levées, ils sont tout de même dépendant du Sénat qui leur accorde les ressources financières nécessaires à la poursuite des campagnes[29]. Jules César suit la « carrière des honneurs » De 69 à 49 av. Je ne saurais l’expliquer précisément mais je trouvais cette période historique complexe, mêlant bouleversements politiques et guerres incessantes. Afin de prévenir les conflits entre les deux consuls et les blocages politiques que pourrait entrainer l'opposition d'un consul par potestas à l'encontre de son collègue, chaque consul détient alternativement un pouvoir supérieur par rapport à son collègue. Quand les deux consuls se trouvent à l’extérieur de Rome, le préteur urbain gouverne la ville[22] comme « consul-intérim ». Faisons maintenant un petit tour d’horizon des différentes strates de la République romaine: Comme aucun tribun ne peut conserver ses pouvoirs à l'extérieur de la ville de Rome, le pouvoir de coercitio est absolu hors de la ville de Rome. Chaque citoyen peut faire carrière dans les services publics. Il est détenu à la fois par les consuls et les préteurs. Comme ils occupent théoriquement un rang plus élevé que les consuls (et donc plus élevé que toutes les magistratures ordinaires), leurs décisions ne peuvent être bloquées que par le veto d’un autre censeur ou d’un tribun. UNE CITOYENNETÉ CHICHEMENT DISTRIBUÉE ... Un des deux magistrats supérieurs de la cité, élus pour un an (si 4 : quattuovirs). En dominant tant les institutions politiques que religieuses, l'empereur devient le vrai maître de l'État. CHAPITRE TROISIÈME : La république romaine (VI° - I° siècle avant Jésus Christ) IV: La crise de la république romaine . Celles-ci sont le fiscus Caesaris et l’aerarium militare. Cependant, les assemblées perdent rapidement leurs pouvoirs, et une obstruction de la part du Sénat contre l'empereur est improbable[39]. Le gouvernement est dissous après que le Sénat a promulgué un senatus consultum ultimum, autorisant les consuls à nommer un dictateur, qui devient alors le maître absolu de l’État[a 1] pour six mois maximum. J.-C. Après cette date, les cas d’extrême urgence sont gérés par le passage d’un senatus consultum ultimum, qui suspend le gouvernement civil et déclare videant consules ne res publica detrimenti capiat, c'est-à-dire « que les consuls veillent à ce que la République ne subisse aucun dommage ». Défini de façon limitée, il donne simplement à un magistrat l’autorité nécessaire pour commander une force militaire. Cette volonté organisatrice n'est finalement pas suffisante pour empêcher le régime républicain de s'effondrer[2]. Ils bénéficient de larges pouvoirs concernant les affaires quotidiennes dans la ville de Rome, ainsi que le maintien de l'ordre dans Rome. Ce décret prive la préture de son droit de publier des édits, et transfère la plupart des pouvoirs judiciaires aux consuls ou aux juges des cours provinciales. Les magistrats de la République romaine sont des représentants élus par le peuple romain (Populus Romanus), une partie de celui-ci ou exceptionnellement nommés par un autre magistrat, afin de prendre en charge l'administration des affaires communes et d'assurer le … Pourtant, si l’héritage est revendiqué, la République romaine a-t-elle quelle chose à voir celle d’aujourd’hui ? Le consul de la République romaine est le plus haut des magistrats ordinaires [9], [14].Le pouvoir suprême du consul est une conséquence du fait qu'aucun magistrat ordinaire ne détient un plus haut rang de maior potestas que le consul (autre que le censeur, qui n'a pas d’imperium).La maior potestas du consul est illustrée par douze licteurs qui accompagnent chaque consul. Comme ce ne sont pas à proprement parler des magistrats, ils ne sont pas concernés par la répartition des « pouvoirs majeurs ». C'est un pouvoir très fort qui s'applique dans les domaines civils, militaires, juridictionnels et coercitif[3]. Si cette obstruction se produit entre deux magistrats de même rang (deux préteurs par exemple), c'est une opposition par potestas. Dans les faits, l'imperium est souvent associé à l’autorité nécessaire conférée à un magistrat pour commander une force militaire. Cette potestas se traduit par l'émission d'édits, l'intervention dans certaines juridictions et un pouvoir de contrainte (coercitio). Un magistrat doit chercher des présages avant de présider une réunion du Sénat ou d'une assemblée concernant un texte législatif ou encore avant de partir en guerre[13]. Le roi a également deux questeurs (quaestores parricidii) comme assistants généraux. Ce surplus de pouvoir est échangé tous les mois[a 1]. Ils sont élus par les comices tributes depuis 217 av. En effet, si le magistrat se trouve en personne dans la ville de Rome, il peut avoir à abandonner complètement son imperium. La provincia oblige à diviser les responsabilités. Après la chute de la République, les vieilles magistratures républicaines (dictature, consulat, préture, censure, édilité, questure et tribunat) sont en partie abandonnées, le reste perdant tout pouvoir. Toutes les magistratures, exceptées la dictature et l'interrègne, sont annuelles[8]. Dans son livre Le Déclin, la crise de l’Union européenne et la chute de la République romaine (éd. Les magistratures de l'exécutif qui ont survécu à la chute de la République sont (par ordre de rang selon le cursus honorum) le consulat, la préture, le tribunat de la plèbe, la questure, l'édilité et le tribunat militaire[44]. 1 - Consuls. J.-C., une loi donne aux assemblées populaires le droit de nommer les dictateurs, éliminant alors le monopole que l’aristocratie détient sur ce pouvoir. Il existe des magistratures hors cursus honorum : la censure (Rome antique) (le censeur) et le tribunat de la plèbe (le tribun). Les magistrats étaient les élus de la république romaine. Par définition, un magistrat (magistratus) est un individu qui est élu par le peuple de Rome (Populus Romanus). Une autre restriction est la provocatio, précurseur du principe moderne de l’habeas corpus. Une fois que le mandat annuel d’un magistrat expire, il doit attendre dix ans avant de pouvoir se présenter de nouveau à la même magistrature. J.-C., qualifiés de « constituants », sont considérés comme des magistrats. Ils sont élus par le concile plébéien. Les autres magistratures disparaissent. Les auspices peuvent être utilisés pour faire obstruction aux ennemis politiques. La dictature réapparaît sous une forme très différente en 82 av. Au fil des ans, un des consuls devient supérieur à son collègue. En 133 avant Jésus Christ, Rome était devenue une superpuissance méditerranéenne avec laquelle il fallait désormais compter. On compte dix questeurs au début du IIe siècle av. Enfin, les deux consuls et l'empereur se voient assignés deux questeurs chacun[48]. Le gouvernement de Rome repose sur trois pouvoirs. En général, les censeurs élus sont de rang consulaire[n 1], ainsi la censure est considérée comme la plus prestigieuse des magistratures ordinaires[24],[22]. De telles fautes comprennent la banqueroute et la lâcheté. Une fois que le recensement est complété, le censeur dirige une cérémonie religieuse, le lustrum, qui valide le résultat du recensement[26]. La fin de la monarchie romaine et les débuts de la république (vers 509 av. L’une de ces restrictions est la collégialité (collega). Sous l'Empire, la plupart des vieilles magistratures républicaines continuent d'exister. Les consuls détiennent un imperium qui s'applique à la fois dans le domaine civil (imperium domi) et dans le domaine militaire (imperium militiae). Celui qui a le plus de pouvoir pour un mois donné détient les faisceaux (fasces)[19]. Souvent, ces derniers agissent en gouverneurs de provinces[23]. Le roi cumule les pouvoirs exécutif[1], religieux, judiciaire et législatif. Après les réformes syllaniennes, les préteurs perdent leur imperium militiae et ne gardent que des compétences judiciaires à Rome durant leur mandat. Chaque magistrat ordinaire est élu par une des deux principales assemblées. En 52 av. À l'extérieur de Rome par contre, les pouvoirs des magistrats sont quasiment illimités. Le pouvoir suprême du consul est une conséquence du fait qu'aucun magistrat ordinaire ne détient un plus haut rang de maior potestas que le consul (autre que le censeur, qui n'a pas d’imperium). La République romaine est une oligarchie. Tout citoyen de Rome a un droit absolu de provocatio. Pour les magistratures de rang inférieur (comme les questeurs ou les édiles, ce sont les comices tributes qui sont formés sur le critère du domicile, qui procèdent à l'élection. J.-C., vingt sous la dictature de Sylla puis quarante sous César[32]. Chaque magistrat peut seulement bloquer par son veto une action prise par un magistrat de rang égal ou inférieur au sien. Comme les tribuns et les édiles plébéiens ne sont élus que par les plébéiens, plutôt que par tout le peuple de Rome, ils ne sont pas techniquement des magistrats. Leur sacrosainteté est renforcée par la promesse faite par les plébéiens de tuer quiconque portera atteinte au tribun durant son mandat. L’interrex déclare alors le prétendant comme nouveau roi. Les missions et pouvoirs des censeurs évoluent tout au long de la République et atteignent leur apogée vers la fin du IIIe siècle av. Cela lui confère le même degré d'autorité qu'ont détenu les consuls. Ils sont parfois qualifiés de magistratus plebeii bien que ce terme soit techniquement une contradiction.